FAITES CONNAISSANCE AVE LA COMMUNE DE DIOKOUL DIAWRIGNE

Présentation géographiqueSituée au Nord-Ouest du Sénégal à environ 172 km de Dakar, la commune de Diokoul Diawrigne se trouve dans la région de Louga, département de Kébémer, arrondissement de Ndande.Elle couvre une superficie de 260 km² et est entourée au Nord par les communes de Thieppe et de Bandégne Ouolof, au Sud par les communes de Kab-Gaye et de Ndande, à l’Ouest par l’Océan Atlantique et à l’Est par la commune de Kébémer. La population résidente de la commune est estimée, en 2015, à 16.758 habitants.Au plan de la superficie, la commune de Diokoul Diawrigne couvre 6,8% du territoire départemental et près de 1,05% de celui de la région. Au plan démographique, elle abrite 6,55% de la population départementale et 1,86% du total régional.On trouve au niveau de la commune de Diokoul Diawrigne trois (3) zones agro écologiques avec la zone du bassin arachidier majoritairement composé de Wolof, la zone des Niayes etla zone sylvo-pastorale qui ont en commun un peuplement à majorité Peulh.Présentation administrativeLa communauté rurale de Diokoul Diawrigne a vu le jour, en 1972, en vertu de la loi n°72-02 du 25 Avril 1972 définissant, entre autres, la création des communautés rurales, la promotion de la déconcentration etc.En 1996, la communauté rurale connait un tournant décisif dans son mode de gestion avec l’acte 2 de la décentralisation. De nouveaux dispositifs sont en vigueur pour permettre une bonne gestion des compétences transférées aux collectivités locales.En 2007, la communauté rurale de Diokoul Diawrigne connait son premier découpage administratif. Les villages de Ndia, et Galla Mbengue sont rattachés à la commune de Kébémer après délibération du conseil rural.En 2013, avec l’avènement de l’acte 3 de la décentralisation, c’est désormais l’ère de la communalisation intégrale. Ainsi, la communauté rurale de Diokoul Diawrigne devient maintenant une commune de plein exercice. Toutefois, cette réforme entraîne un second découpage avec le rattachement du village de Sally. En 2015, la commune de Diokoul Diawrigne compte administrativement 62 villages et sa population est estimée à 16.758 habitants.L’exécutif local d’hier à aujourd’huiDepuis sa date de création jusqu’à nos jours, Diokoul Diawrigne a été dirigée successivement par cinq présidents de communauté rurale, un président de délégation spéciale et un maire avec l’acte III de la décentralisation. Monsieur Cheikh Sadibou Diack est le 1er maire consacré par l’acte 3 de la décentralisation.PROFIL HISTORIQUE DE LA COMMUNEL’année 1972 a coïncidé avec la création des communautés rurales qui vont progressivement prendre leur autonomie avec notamment la responsabilisation des conseillers ruraux. Avec l’entrée en vigueur de l’acte 3 de la décentralisation, les communautés rurales sont érigées en commune. Depuis cette date beaucoup de constructions et de réalisations ont été notées au niveau de la commune à savoir le fonçage du premier forage, la construction du poste de santé, la construction de l’Hôtel communautaire, la construction du CM, etc.C’est en 2013 que Diokoul Diawrigne est devenue une Commune de plein exercice. Ce qui lui a permis d’être plus autonome et d’accéder à plusieurs compétences pouvant accroitre son développement.Présentation démographiqueLa population de la Commune de Diokoul Diawrigne est estimée, en 2015, à 16.758 habitants repartis sur un espace total de 260 km2, soit une densité de 64 habitants/km². Cette densité est forte, comparée à la densité régionale qui est de 33hbts/km². Cela s’explique, selon l’étude réalisée par des chercheurs de l’ÉNÉA, par une forte main d’oeuvre externe (1.405), notamment les Sourgha (employés temporaires), mais aussi à la faible proportion de superficie qu’occupe la Commune (1,04%) dans la région, combinée à la forte immigration dans les autres localités de celle-ci.Cette population est dominée par les femmes avec un pourcentage de 51%. C’est également une population relativement jeune car la tranche des moins de 14 ans occupe 44% de la population avec un effectif de 7.409. Répartition de la population par sexeLa population féminine représente un peu plus de la moitié de la population totale, soit 51%, elle dépasse de peu la proportion de la population masculine qui est de 49% de la population totale. Cela peut s’expliquer par le flux migratoire qui concerne le plus les hommes que les femmes.La composition démographique de la Commune de Diokoul Diawrigne fait apparaître une prédominance de la population jeune. Cela est un atout pour un dynamisme et un bon fonctionnement des activités de la Commune. Cette population est en mesure de participer pleinement au processus de développement. Le niveau de scolarisation de la Commune atteint un taux assez élevé 60,95%, sensiblement égal au taux départemental qui était de59,18% en 2014. Toutefois, cette démographie implique de nombreux problèmes, avecl’augmentation des besoins de santé, d’éducation, de logement, d’alimentation et de formations, sans oublier l’exode vers les centres urbains ou l’immigration internationale.Exode et mouvements migratoiresDes flux sortants et des flux entrants caractérisent les mouvements migratoires au niveau de la Commune de Diokoul Diawrigne. En ce qui concerne les flux sortants, ils sont surtout liés à l’exode rural qui concerne une frange importante de la population de la Commune, principalement les jeunes à la recherche de travail dans les grands centres urbains comme Dakar, Thiès, Mbour, Kaolack.D’autres flux sortants concernent la tranche des élèves et des étudiants qui migrent vers ces mêmes villes à la recherche de meilleures conditions d’études, mais surtout à cause de l’absence de structures d’enseignements secondaires ou supérieures au niveau de la Commune. Il y a aussi les mouvements des travailleurs originaires de la localité et exerçant des activités dans d’autres localités du pays.Les flux entrants, moindres par rapport aux flux sortants, concernent surtout lesfonctionnaires (enseignants, structures administratives) et les représentants des structures d’appui au développement (O.N.G).L’activité économiqueOn retrouve plusieurs types d’activités au niveau de la Commune de Diokoul Diawrigne. Ce sont essentiellement l’agriculture, l’élevage, le commerce, le transport et l’artisanat.1. L’agricultureL’agriculture, de type familial, constitue la principale activité productive de la Commune, suivie de près par l’élevage. Les différents types d’agriculture pratiqués dans la commune sont : l’agriculture pluviale 66%, et le maraichage 12 %. La première concerne les cultures céréalières (mil, niébé et sorgho) et les cultures de rente (arachide). La deuxième porte essentiellement sur les spéculations maraichères suivantes : oignons, choux, carottes, patates, aubergines, manioc etc.La production agricole en mil est supérieure aux autres productions. Le mil est une culture vivrière cultivée par tous les carrés agricoles. Même durant les périodes de soudures, leschefs de carré préfèrent cultiver le mil plutôt que l‘arachide ou le niébé.L’arachide est la seconde spéculation cultivée par les paysans du fait de sa vocation de culture de rente. Enfin, on trouve le niébé qui sert aussi bien à la vente qu’à la consommation des ménages.Répartition de la production maraichère en 2014La production maraichère comprend plusieurs spéculations, toutes cultivées dans la Commune. La production de pastèque a été plus importante durant l’année 2014 avec 16,77%. Cette dernière ne nécessite pas beaucoup d’eau, et la pluviométrie de l’année considérée a été faible (149 mm) avec une quantité inférieure à la moyenne décennale (363,06 mm).Ensuite vient l’oignon qui sort du lot par rapport aux autres spéculations que sont le poivron, la carotte, le gombo…2. L’élevageL’élevage se caractérise par l’existence de deux techniques traditionnelles telles que l’élevage extensif et intensif. L’exploitation du cheptel reste néanmoins fortement dominée par des modes extensifs de conduite du bétail.Cet élevage qui représente 9% des activités est dominé par les ovins, suivis des bovins et des caprins.Le cheptel est composé de diverses espèces. L’importance de sa taille s’explique par le fait que l’activité est très pratiquée dans la Commune de Diokoul Diawrigne, car elle génère desrevenus capables de combler les déficits de l’activité principale. Il y a une prédominance des volailles avec 54,32% .Ces derniers ne nécessitent pas de déplacement, et leur alimentation est disponible et moins chère, en plus de leur commercialisation et consommation qui se fait facilement.On trouve ensuite des ovins avec 21,27%, puis les bovins qui occupent 12,34% et enfin, les caprins pour 12,04%.L’élevage trouve au niveau de la Commune de Diokoul Diawrigne un certain nombre de facteurs avantageux. En effet, le milieu dispose d’un potentiel considérable en termes de zone de pâturages, d’un cheptel diversifié, d’un réseau dense d’adduction d’eau dans certaines zones.Face à ces atouts, il y a une multitude de contraintes qui se résument dans l’alimentation, la commercialisation et la santé du bétail. Cette situation contrarie sa contribution à la création de richesses et entrave l’essor de l’activité.Au premier rang de ces contraintes évoquées, figurent les difficultés d’abreuvement dues à l’insuffisance du nombre d’abreuvoirs disponibles, à l’assèchement précoce des mares, au tarissement fréquent des puits traditionnels. En effet, la Commune de Diokoul Diawrigne ne compte que 4 abreuvoirs localisés essentiellement dans la zone à forte couverture sociale àDiokoul Diawrigne, Mérina Seck, Madina Kane et Ndiawagne Ndiaye. Il en résulte que les difficultés d’abreuvement du bétail sont encore plus aigües dans la zone à faible couverture sociale.D’autre part, les jeunes jouent un rôle très important dans l’abreuvement et le gardiennage du bétail, ce qui ne manque pas d’avoir des conséquences sur leur santé, leur scolarisation et leur bien-être.La seconde contrainte à laquelle ce secteur est confronté est l’insuffisance de l’alimentation de bétail (fanes d’arachide ou aliments industriels), en raison aussi bien de leur rareté que deleur cherté, particulièrement pendant la saison sèche. A ces contraintes, s’ajoute la recrudescence des maladies du bétail telles que la fièvre aphteuse et le charbon symptomatique qui continuent à décimer les troupeaux, du fait de l’absence de campagnessystématiques de vaccination ou de suivi vétérinaire régulier. Cette situation s’explique en partie par le fait que la zone ne compte qu’un seul auxiliaire vétérinaire et aucun parc àvaccination, ce qui oblige les éleveurs à l’automédication.Par ailleurs, les difficultés de transformation et de commercialisation des sous-produits de l’élevage essentiellement par les femmes qui constituent un obstacle à l’amélioration et à ladiversification des revenus des éleveurs.Enfin, les éleveurs sont désarmés devant les fréquents vols de bétail dont ils sont victimes.En effet, il n y a ni service de sécurité, ni comité de vigilance pour lutter contre ce fléau. Or ces vols sont facilités par le fait que les troupeaux ne sont pas marqués et par la proximité de la route goudronnée.Comme hypothèses de solutions, il a été préconisé des parcs de vaccination pour sécuriser le bétail et améliorer sa productivité, des lieux fixes de commercialisation, des bassins d’abreuvoirs, former les éleveurs en soins vétérinaires, faciliter l’alimentation du bétail en aménageant des parcours et créer des comités de vigilance ou de gardiennage du bétail, des équipements de transformation des produits. Mais aussi mettre en place une coopérative d’éleveurs.3. Les autres activitésEn dehors de l’agriculture et l’élevage, on trouve au niveau de la Commune de DiokoulDiawrigne d’autres activités génératrices de revenus dans les secteurs secondaire et tertiaire comme le commerce 6%, le transport 3%, l’artisanat 4%. Ces activités leur permettent de combler les déficits subis par l’agriculture hivernale.

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